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Recherches des prédéfinis.

Nous avons quelques prédéfinis qui n'attendent plus que vous !
Serez-vous tentés pour incarner l'un d'eux ?


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 If destiny calls, then I shall answer || Indys

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MessageSujet: If destiny calls, then I shall answer || Indys   Ven 21 Juil - 13:33


Indys Alatariel
my destiny was nerver mine to choose


23 ans - Ange - Conseil - Nécromancienne



NOM ∆ Alatariel
PRÉNOM ∆ Indys
AGE ∆ 23 ans
SEXE ∆ Femme
ORIENTATION SEXUELLE ∆ Pansexuelle

RACE ∆ Ange
CLASSE ∆ Nécromancienne
CLAN ∆ Conseil officiellement, Rebelle officieusement
MONTURE ∆ Un pégase entièrement noir, nommé Hathir
FAMILIER ∆ /

__________

TAILLE ∆ 1m65
COULEUR DES YEUX ∆ Bleus, tirant sur le turquoise
COULEUR DE CHEVEUX ∆ Blonds dorés.

STYLE VESTIMENTAIRE ∆ Indys est toujours habillée des plus belles robes. Sa préférée est une longue robe blanche, sans bretelles (au dos dégagé pour permettre l'apparition de ses grandes ailes) et très simple en comparaison avec ses tenues plus officielles.
SIGNES PARTICULIERS ∆ Un tatouage d'un oeil larmoyant sur la nuque, symbole de sa famille, ainsi que ses oreilles pointues, signe d'une lointaine ascendance elfique.



Caractère

Il n'y a personne au monde qui possède un coeur aussi pur que celui qui bat en ma poitrine. Enfin, c'est ce que l'on me dit. Je m'entête à y croire, même si au fond, j'en doute énormément. Après tout, nos pouvoirs ne reflètent-ils pas une part de nous? C'est ce que j'ai toujours cru. Peut-être que, quelque part, c'est vrai, mais je ne saurais dire. Tout ce que je sais, c'est que je m'efforce d'être celle que l'on veut que je sois, la gentille petite ange qui ne fait rien de travers et demeure l'image gracieuse et pure que ma race s'est gravée depuis la nuit des temps.

Je suis une personne de nature très douce. Je préfère l'harmonie au conflit, même si c'est une chose difficile à atteindre vu la guerre qui se profile au loin. Je le sens, ce ne sera rien de bien beau à voir. Toutes ces morts inutiles qui s'en suivront... Cette seule pensée me dégoûte. La paix est quelque chose de précieux, que nous nous devons de garder comme il se doit. Tous ces gens qui cherchent à la briser... Je ne les apprécie point. Malgré mon amour de tout ce qui est vivant, je ne peux m'empêcher de croire que ce sont des êtres qui ne méritent pas d'être considérés comme tels. Le carnage qu'ils causent, les morts et les tourments qu'ils apportent à leurs victimes et leurs familles... Ce sont des choses qui doivent changer.

Cela dit, même si je suis de nature calme et très posée, je n'hésite pas à passer à l'action de façon rationnelle. Je réfléchis aux actions que je dois poser avant de les mettre en oeuvre. Quand j'en ai le temps, en fait. Je ne suis pas une personne impulsive mais, lorsque la situation le demande, mon instinct est très fort. Il m'a sauvée la peau plusieurs fois par le passé et ne m'a encore jamais fait mettre les pieds dans les plats.

On me dit souvent que je suis une personne au grand coeur. Que je n'hésite pas à aider ceux qui me le demandent, ou ceux qui en ont besoin. Bien que je ne peux rien dire à propos de la première affirmation, je peux réellement dire que je fais mon possible pour dépanner ceux qui en ont vraiment besoin. Je déteste voir les autres souffrir alors que je vis dans un environnement où tout m'est donné sans que j'aie à le demander. C'est pourquoi je sors souvent faire la tournée des rues de Limstella et des villes et villages avoisinants, afin de redonner à la population ce que j'ai de trop. Eux en ont beaucoup plus besoin que moi, après tout.

En public, j'essaie de paraître aussi calme que possible, souriante et toujours chaleureuse. Pourtant, à l'intérieur, je suis toujours autant bouleversée de voir que certains vivent dans une misère des plus difficiles, alors que d'autres ne font rien pour aider leurs semblables. Je suis très sentimentale et émotionnelle de nature, vous voyez. Alors ce genre de chose me touche beaucoup. Ce n'est pas parce que je fais partie du Conseil que je ne veux pas le bien des gens, détrompez-vous. Si je fais partie du Conseil, c'est en espérant un jour arriver à le démanteler de l'intérieur. La façon la plus sûre d'y arriver.

Et oui! Je suis une Rebelle dans l'âme. Seulement, je n'ai jamais eu l'occasion de côtoyer les gens de la Rébellion encore, en cinq ans passés en tête de la nation. Il s'en passe des choses, en cinq ans. Assez pour que je me sois dégoûtée de mes camarades au pouvoir, assez pour que je puisse voir la vérité à propos de ce système limitant la magie de ce monde. Je veux la rétablir, permettre à tous d'exercer leurs capacités pleinement, sans restrictions. Comme j'aurais voulu que l'unique personne que j'ai pu aimer en ce monde puisse le faire un jour.

Ah, ces beaux souvenirs... Mon coeur ne s'en est toujours pas remis. Depuis sa mort, je... Je n'ai plus été moi-même. Tout cela n'est qu'une façade que je me suis construite au fil des années après sa disparition. Certes, cette carapace que je me suis créée est comme je l'étais auparavant, mais mon coeur meurtri, malgré sa pureté toujours existante, n'est plus le même. J'ignore combien de temps je devrai attendre pour que le temps me permette de délaisser cette douleur que je ressens encore lorsqu'on évoque cette personne, lorsque j'entends son nom. Mais j'espère que ce sera rapide. J'en ai assez de souffrir en silence parce que personne dans mon entourage ne peut comprendre ma peine. Je veux juste passer à autre chose, même si je me retrouve toujours à ressasser ces souvenirs des moments passés ensemble, alors que l'on planifiait notre avenir, que l'on s'était promis de rester ensemble.

C'est une promesse que nous n'aurons jamais pu tenir.


Histoire





Il y a vingt-trois ans de cela, dans une pièce cachée d’une résidence mal éclairée de la ville de Falathar, un poupon prenait sa toute première bouffée d’air. Un air chaud et lourd, chargé de peur et de chagrin, s’était infiltré dans ses petits poumons, si bien que ses pleurs ne tardèrent pas à se faire entendre. Les sages-femmes qui avaient accompagné la mère au long de son accouchement tentèrent de calmer l’enfant tout juste né, tandis que le père s’était rendu au chevet de sa femme, les larmes aux yeux.

Il avait pris sa main entre les siennes en un geste rempli de tendresse, sursautant presque en ressentant la froideur de la peau de sa bien-aimée. Ils le savaient tous deux; cet évènement, bien que tant attendu de leur part, causerait sa perte. Un regard sur le corps fatigué de l’ange suffisait à confirmer cela; elle était pâle, une énorme quantité de sang s’était étalée sur les couvertures entre ses cuisses. Son corps tremblait, ses yeux étaient décorés de grosses cernes violacées, son regard semblait s’éteindre à mesure que les secondes filaient. L’homme fixait sa femme d’un air rongé d’inquiétude et de tristesse, même s’il était déjà prêt à faire face à son départ imminent. Sa main serrait celle toute fine et faible de sa belle, alors qu’un infime sourire illuminait ses traits une dernière fois, ses yeux d’océan l’observant en brillant de bonheur l’espace d’un instant. Alors qu’une vie débutait à peine, une autre s’éteignait.

L’homme ne bougea pas du chevet de sa bien-aimée avant longtemps, lorsque l’une des sages-femmes vint lui remettre l’enfant en arborant un air grave et triste. Le temps de fuir était proche, il le savait rien qu’à l’expression que l’humaine affichait. Elle posa doucement le poupon dans les bras avant de le laisser seul avec son chagrin.

Il ne savait pas comment réagir face à tout cela. Comment allait-il arriver à élever un enfant si la mère de ce dernier n’était pas là pour lui? Qu’allait-il dire si l’enfant lui demandait, un jour, de savoir qui était sa génitrice? L’ange n’en savait rien. Peut-être finirait-il par péter un plomb tellement la tristesse de cet évènement le frapperait de plein fouet à nouveau, juste en se le remémorant afin de le raconter. Peut-être réagirait-il calmement, au contraire, et qu’il expliquerait tout cela comme s’il s’agissait de la plus banale des histoires. Qui sait.

Un soupir quitta les lèvres de l’homme, qui laissa finalement son regard se poser sur l’enfant qu’il tenait contre lui, le dernier souvenir concret qu’il aurait de sa belle dès qu’il quitterait cette ville trop sombre, digne de ses pouvoirs. Les larmes affluaient sur ses joues alors qu’une seule pensée occupait son esprit rongé par la peine; elle n’avait même pas pu voir les traits de cet enfant avant de quitter leur monde. Il regrettait amèrement de ne pas avoir insisté auprès des humaines pour qu’elles laissent sa femme voir son enfant. Mais ce qui était fait ne pouvait être changé, désormais. Les petites mains du bébé s’agitèrent doucement et il le laissa agripper son doigt. C’était étrange que de se dire que cette petite chose était sortie du ventre de sa compagne… Qu’elle lui ressemblait tellement. Un léger sourire étira les lèvres de l’homme alors que ses larmes cessaient de couler petit à petit.

« Tu t’appelleras Indys… Comme ta maman. »

Quelques heures après la naissance de l’enfant eut lieu la fuite de l’ange, qui n’emporta que sa fille avec lui. Il ne voulut rien garder de ce qu’il possédait auparavant, les souvenirs étant trop douloureux pour lui. Il ne voulait pas se remémorer la mort attroce dont avait souffert sa belle. Il ne voulait pas se remémorer combien il regrettait certaines choses. Il voulait simplement donner à l'enfant la vie qu'elle aurait dû avoir dès le départ. Une vie heureuse, loin des difficultés quotidiennes que ses parents dûrent endurer des années durant. Ils étaient tous deux espions pour le compte du Conseil, après tout.

L'homme s'installa donc avec sa petite dans la grande région d'Yvana, dans un coin très reculé en forêt. Quitte à donner une vie tranquille à ce petit être qui ne savait rien de ce qui avait pu se produire par le passé, il préférait l'éloigner de toute civilisation qui aurait pu la juger pour ses dons inhabituels. Car oui, elle avait hérité ses dons de nécromancie de son père, il sentait cette même énergie magique circulant dans les veines du poupon. Il avait espéré que ce ne serait pas le cas. Il ne voulait pas qu'elle soit jugée comme lui l'avait été durant toute son enfance. Mais bon, que pouvait-il y faire maintenant? Il ne pouvait que la tenir bien éloignée de tout ce qui aurait pu influencer sa personnalité en mal. Il ne voulait pas qu'elle devienne quelqu'un qui abuserait de ses pouvoirs.

J'ai donc passé les premières années de ma vie auprès de mon père. Je me souviens, parfois, qu'il me parlait de ma mère, de façon vague. Il ne m'a jamais dit comment elle s'appelait, ne me l'a jamais décrite autrement que pour me dire que j'avais hérité de ses yeux et de ses cheveux. Je me souviens qu'il me chantait souvent cette même berceuse qui le rendait si triste. Peut-être parce que maman la chantait, autrefois? Je n'en savais rien. Tout ce que je sais, c'est que cette chanson et l'épée dorée qu'il avait constamment sur lui sont les seuls souvenirs de ma famille qu'il me reste.

Je me souviens encore de cette nuit trop sombre, celle où il m'avait amenée à Limstella en secret. J'avais pris tout cela pour un jeu. Mon père m'avait prise dans ses bras et m'avait chantonné cette même berceuse que j'aimais tant. Puis il avait embrassé mon front, et avait posé son arme dorée dans mes mains, entourée d'un vieux drap frippé et taché.

« Tu dois garder cette arme avec toi. Elle te protègera. »

J'avais acquiescé. Puis il me poussa gentiment vers a porte d'un grand bâtiment, où une dame semblait m'attendre. Je ne la connaissais pas. Je m'étais tournée vers mon père en le fixant d'un air inquiet.

« Qu'est-ce qui se passe, papa?
- Tout va bien, chérie. Je reviens te chercher au lever du soleil. Je t'aime.
- ... Je t'aime aussi, papa. »

Je ne savais pas, à ce moment, alors qu'il tournait les talons pour disparaître dans la nuit, que c'était là la dernière fois que je verrais mon père. Il fut tué par des membres des Kardryars cette nuit-là, des Kardryas qui eurent passé quatre ans à le traquer suite à son escapade de Falathar. Des Kardryars qui voulaient sa tête pour le meurtre de l'un de leurs plus puissants guerriers.





Les heures se changèrent en jours, les jours en semaines, les semaines en mois, les mois en années. Je l'ai attendu longtemps avant que la dame qui m'avait prise sous son aile ne me dise la vérité. Mon père s'était sacrifié afin que je puisse demeurer en vie et mener une existence normale, et non pas celle d'une ermite ne quittant jamais son coin de forêt. Quelque part, je savais qu'il avait eu raison de faire une chose pareille. J'aurais fait de même, avais-je été confrontée à une situation similaire. Mais la fillette que j'étais à l'époque ne voulut rien y comprendre. Je lui en ai voulu longtemps de m'avoir abandonnée, de m'avoir laissée seule en ce monde que je ne commençais que tout juste à connaître et découvrir. De me laisser seule avec ces étranges pouvoirs qui ne me causaient que le plus immense des malheurs partout où j'allais.

Je ne contrôlais pas mes capacités, quand j'étais jeune. Si bien que les gens m'évitaient comme la peste. J'avais tué une personne parce que je n'avais pas fait attention à cela. Personne ne voulut me croire lorsque je disais que c'était un accident, que je n'avais pas voulu lui enlever la vie. La dame qui m'avait 'adoptée' m'avait défendue en disant que je ne ferais jamais une chose pareille. Et même si la colère des habitants de Limstella s'était calmée, l'incident ne fut pas oublié de sitôt. Pendant longtemps, l'on refusa de m'approcher lorsque je sortais, les mères tiraient leurs enfants dans leurs jupes sur mon passage. On me surnommait l'Ange de la Mort, car apparemment, c'était tout ce que j'apportais à ceux qui osaient m'adresser la parole, même brièvement. J'ai grandi en étant horriblement seule pendant longtemps.

La vieille dame qui m'avait adoptée m'avait prise à l'écart un jour, avait posé ses mains toutes frippées sur mes épaules et avait plongé son regard dans le mien. Elle avait l'air sérieuse. Je ne l'avais jamais vue comme ça avant.

« Indys, écoute-moi bien.
- Oui, m'dame.
- Tu ne dois pas écouter les gens dehors, et encore moins laisser ce qu'ils disent t'affecter à ce point.
- Mais... Ils disent des choses si horribles... Et je n'ai personne à qui parler ou avec qui jouer à cause d'eux. »

La dame secoua doucement la tête.

« Je sais, trésor. Mais il ne faut pas les laisser t'atteindre comme ça. S'ils continuent c'est parce qu'ils voient que ça t'affecte. Tu ne dois pas leur laisser le plaisir de voir ça. »

Les mots de la femme avaient résonné longtemps dans ma tête. Comment ferais-je pour demeurer de marbre face aux mots si blessants qu'on ne m'adressait pas directement? Comment ferais-je pour endurer ce calvaire encore longtemps? Je n'en savais rien, mais je voulais au moins tenter de faire comme la vieille dame me conseilla de faire. Et bien que cela fonctionna pendant un temps... Ce ne fut qu'une question de temps avant qu'un incident similaire au premier ne se reproduise. Cette fois, cependant, j'avais voulu me défendre.

J'étais de sortie, ce soir-là, avec la vieille qui m'avait reccueillie suite à la mort de mon paternel. Nous rentrions d'une petite promenade quand un groupe d'hommes nous avaient abordées. Je devais avoir onze ans à l'époque. Ils avaient tous l'air bien louches... Et l'un d'eux avait tenté de me toucher. Je l'avais réellement mal pris, je lui ai agrippé le poignet et j'avais activé mon pouvoir. Sans y repenser.

Je me suis retrouvée dans les pommes, cinq cadavres autour de moi, le nez en sang.

Le lendemain on m'avait foutue dans un orphelinat avec les quelques maigres possessions qu'étaient miennes.

Je ne me suis jamais habituée à ce genre de vie. Les enfants trop turbulents qui demeuraient avec moi. Les femmes trop sévères qui exigeaient que l'on fasse toutes les corvées dans l'immeuble. J'avais réellement envie de me sauver, j'avais l'impression d'étouffer dans cet environnement. Je n'avais pas l'impression d'être la bienvenue dans cet endroit et les autres me le laissaient bien savoir, que ce soit en ruinant mes repas, en faisant exprès de rendre mes tâches compliquées, ou encore en me blâmant pour des sales coups que je n'avais pas faits. Sous mon nez, ces petits démons étaient adoptés dans de nouvelles familles, et bientôt, tous ceux que j'eus connus à mon arrivée étaient partis avec d'autres gens. J'étais la seule que personne ne voulait adopter, la seule qui serait certainement condamnée à ne plus revoir une journée au sein d'une famille qui m'aimerait autant que mon père ou la vieille dame qui m'avait adoptée ne m'ont aimée. J'avais beau espérer revoir le soleil un jour, me sortir de cet enfer, mais encore une fois, les jours se transformèrent en semaines, les semaines en mois, les mois en années.

Je n'aurais jamais pu sortir de là; du moins, jusqu'à temps qu'un homme bien habillé ne soit entré dans l'orphelinat en demandant à me voir, quelques jours après mes quatorze ans.

« J'ai une offre à te faire, petit ange, » m'avait-il dit.

Je n'avais pas su quoi en penser. L'homme m'avait proposé de rejoindre les Aëriths, de me former afin que j'arrive à utiliser mes capacités à bon escient, afin que je sois en mesure de me défendre. J'y ai réfléchi quelques minutes avant d'accepter presque directement sa proposition. N'importe quoi pour me sortir d'ici.

Au soir, je quittais enfin cet orphelinat. J'avais désormais l'espoir de finalement vivre une vie meilleure.




Mes années passées au sein des Aëriths m’avaient redonné espoir. Chaque jour était un temps meilleur, une chance inespérée que j’avais de prouver que je n’étais pas telle que l’on me croyait. Je n’étais pas une meurtrière comme les nombreuses rumeurs à mon sujet pouvaient bien le dire. J’étais une jeune adolescente comme toutes les autres, qui ne désirait qu’apprendre et aider ceux qui en auraient potentiellement besoin. De jour en jour, j’apprenais à mieux contrôler mes capacités, même si ce fut une tâche extrêmement ardue. J’appris à canaliser mon énergie, à me battre à l’épée. J’étudiais assiduement, si bien que durant toutes mes années d’apprentissage parmi les jeunes de cette faction, je fus l’une des meilleures élèves qu’on put avoir. Si bien que, rapidement, mes efforts furent reconnus. Mais pas de n’importe qui.

Je me souviens à quel point mon cœur battait la chamade dans ma poitrine lorsqu’il m’avait approchée, m’avait adressé la parole. Je me souviens encore de cette lueur de défi qui scintillait dans son regard ambré, alors qu’il m’observait fixement, les bras croisés sur son torse. J’avais limite figé sur place, incapable de répondre à la première question qu’il m’avait posée. Du moins, j’assumais que c’était une question, vu comment il m’avait fixée, comme s’il attendait que je lui réponde. Pour le coup je n’avais pas su quoi faire, et j’étais demeurée silencieuse. J’ai dû avoir l’air d’une parfaite imbécile.

Devant moi se tenait le fameux Zelef Azobel. Connu dans notre cohorte pour son ambition démesurée et sa force presque sans égale, il était le genre de garçon populaire auprès des individus de sexe féminin. Honnêtement, je ne lui avais jamais vraiment fait attention. Mais là… C’était limite si j’avais eu le coup de foudre. Je n’arrivais pas à réfléchir, mes pensées s’emmêlaient entre elles comme si elles voulaient absolument m’empêcher de trouver quoi lui répondre.

Je compris éventuellement qu’il tentait de me défier. Je l’avais fixé d’un air surpris. Pourquoi? Je n’avais pas compris, en fait. Pourquoi viendrait-on me défier? Pourquoi viendrait-on me demander une chose pareille? Si c’était seulement à cause des rumeurs qui courraient à mon sujet, alors c’était pas la peine. Elles étaient toutes fausses… Je déclinai donc son offre le plus poliment possible. Je ne tenais pas à faire de gaffe et prendre la vie d’un autre innocent… Mais ce jeune homme s’était avéré persistant. Dès que l’occasion se présentait, il revenait vers moi et me posait à nouveau cette même question, me proposait toujours ce même défi. Chaque fois, la même rengaine.

Plus le temps passait, et plus ces brèves interractions s’étirèrent en conversations, qui devinrent à leur tour des sorties, des rendez-vous. Bien vite, ce coup de foudre que j’avais eu s’était transformé en véritable amour pour ce jeune homme. Zelef avait été le seul à me comprendre, à prendre le temps de me parler, d’ignorer les rumeurs et je lui en étais reconnaissante. Grâce à lui, je n’étais plus seule… Et je me sentais enfin aimée. Mais jamais je ne m’étais sentie aussi aimée qu’à ce jour à l’aube de mes dix-huit hivers.

Je me souviens encore de cette pièce sombre dans laquelle nous nous étions cachés, ce soir-là. Je me souviens de ces murs au vieux papier peint qui furent témoins de ces fiévreux baisers que l’on échangea. Après tout, comment pourrais-je oublier ces sensations si enivrantes? Comment pourrais-je écarter le souvenir de ses lèvres contre les miennes, contre ma peau brûlante, de ses mains baladeuses sur mon corps laissant des traces imperceptibles, des marques d’amour sur moi? Comment pourrais-je effacer de ma mémoire ce moment pendant lequel il m’avait aimée si ardemment? Je ne saurais dire. Je ne voulais pas oublier, de toute façon.

Je me souviens de cette nuit comme s’il s’agissait là d’un souvenir tout récent. Je me souviens de nos étreintes, de nos baisers, de nos caresses. Je me souviens de tout cet amour que nous nous étions offert, et du calme qui nous avait habités lorsque nous nous étions lovés l’un contre l’autre pour la nuit, le souffle court, mais heureux. Je me souviens de cette conversation que nous avions eue et qui revint souvent, par la suite. Celle où nous nous faisions la promesse de rester ensemble à jamais, de fonder une famille heureuse un jour. De vivre cet amour que nous avions l’un pour l’autre.

Pourtant, dans les semaines qui suivirent, malgré ma santé qui sembla en prendre un léger coup, je vis un changement s’effectuer tranquillement en mon amoureux. Un changement qui sembla passer inaperçu aux yeux des autres, mais que je vis clairement sans même devoir chercher à le voir. Quelque chose ne tournait pas rond chez Zelef, et j’avais bien l’intention de découvrir ce que c’était.

Mais j’étais arrivée trop tard.




Du jour au lendemain, mon petit monde, mon bonheur s'étaient écroulés, comme un château de carte sous la moindre petite bourrasque de vent. Zelef, mon amour et mon plus grand confident, mon partenaire et mon seul ami, avait disparu. Personne n'avait su ce qui avait bien pu lui arriver. Moi-même, je ne compris rien à toute cette affaire. La seule chose qui me sembla évidente fut mon immense chagrin, cette impression de vide qui m'accabla dès que j'entendis nos camarades émettre l'hypothèse que mon amant était mort. Je ne m'étais jamais laissée afficher d'émotions en public auparavant, alors j'imagine que c'en surprit plus d'un lorsque je me levai abruptement en plein cours afin de quitter la pièce, retenant avec peine les larmes qui menaçaient de couler de mes yeux.

Je ne voulais pas y croire. La seule idée qu'il soit mort me semblait ridicule, farfelue même. Je croyais vainement qu'il reviendrait un jour. Que je pourrais le revoir, bien vivant et en chair. Mais plus le temps passait, plus mon espoir de le revoir s'effaçait. Plus mon esprit se fanait. Et plus mon ventre se distendait, enflant au rythme de la croissance du petit qui se développait en moi, complètement insouciant quant à ce qu'il se passait à l'extérieur de son environnement tout chaud qu'était mes entrailles.

Ces neufs mois furent les plus difficiles que j'eus à vivre. Seule, sans aide ni soutien, je dus me débrouiller comme je le pus. J'arrivais avec peine à suivre les entrainements rigoureux des autres Aëriths comme avant, si bien que durant les derniers mois de ma grossesse, je dus arrêter toute activité demandant un effort physique de ma part tant cela me faisait souffrir et me fatiguait. Et tout cela me permis de me distraire de mon chagrin omniprésent, de cette souffrance que la perte de mon seul être aimé me causait toujours quotidiennement.

♦ ♦ ♦

J'avais terriblement souffert, ce jour-là, lorsque l'enfant que je portais avait enfin décidé de se manifester en ce monde. J'avais peur. Je n'étais pas prête à faire une chose pareille. Je n'étais pas prête à devenir mère. Mais il le fallait. Cet enfant était le dernier souvenir que je possédais de la personne que j'eus aimée et perdue par le passé. Je ne pouvais m'en défaire malgré les obligations que j'avais envers mes pairs.

Alors j'ai souffert en silence, seule dans la chambre que l'on m'avait assignée pour la durée de ma formation au sein des Aëriths. Des heures et des heures, presque deux journées entières furent passées dans cette pièce, à faire les cent pas, à tourner en rond comme un lion en cage afin de tenter d'atténuer la douleur insupportable qui me déchirait les entrailles. Deux jours que je ne parlai pas, que ma voix ne se fit point entendre. Deux jours à souffrir au rythme douloureux des contractions. Deux jours où j'aurais voulu que mon amoureux soit à mes côtés.

Quand finalement, la fatigue m'envahit pour de bon, j'entendis des pleurs. Les pleurs d'un poupon, celui que je venais tout juste de mettre au monde. La dernière preuve que la personne que j'eus aimée avait bel et bien existé. J'avais fondu en larmes à ce moment, pleurant avec l'enfant que j'avais pris contre moi, contre ma peau doucement alors que je m'effondrais dans les coussins que j'avais installés dans mon dos. Et je l'observai longuement, scrutant chacun de ses traits. Ce petit garçon possédait des traits doux, ce même regard de glace que je possédais. Mais c'était le portrait craché de son père, également. De beaux cheveux foncés, une peau pâle. Le même nez. La même bouche. Mon regard s'attendrit un instant avant de se remplir de larmes à nouveau. Si seulement... J'aurais voulu qu'il puisse le voir...

Je fus remise sur pieds en quelques jours, et je repris ma formation normalement tout en m'assurant de bien m'occuper de mon fils. Il m'accompagnait partout où j'allais, c'était inmanquable. Il ne nuisait en rien à mes apprentissages et cela me permettait de passer le plus de temps possible avec lui, à créer ce fort lien que j'aurais aimé avoir avec mes propres parents en étant gamine. Je voulais être là pour lui comme ma mère ne put point l'être pour moi, même si quelque part, je savais qu'il était dans une situation similaire à celle à laquelle j'eus droit en grandissant. Un parent manquant... C'était difficile à vivre.

Près d'un an après la naissance de mon fils, ma formation auprès des Aëriths s'acheva. Malgré les difficultés que j'ai rencontrées sur mon parcours, j'étais toujours au top des élèves de ma cohorte, et l'on m'offrit l'une des places au Conseil. J'acceptai sur-le-champ.

C'était là l'un de mes plus importants buts dans la vie. Prendre une place de pouvoir afin d'aider les autres. Enfin, ce rêve se réalisait. Mais ce ne fut pas comme je l'aurais cru.

Bien vite, je réalisai que les membres du Conseil que je côtoyais tous les jours depuis ma promotion étaient, pour la plupart, malhonnêtes, corrompus. Je n'aimais pas cela. Je savais que quelque chose finirait par mal tourner. Alors, quand j'appris l'existence de la Rébellion, je m'étais dit que ce serait là ma chance de faire ce que je voulais réellement faire. Aider les autres.

Ainsi, dans l'ombre et sans éveiller les soupçons, je travaille à démanteler le Conseil. Personne ne sait que je suis de leur côté, que je crois que la magie du monde devrait circuler au gré des vents à travers Vasterya.

C'est ainsi depuis près de cinq ans, maintenant. Je vis toujours à Limstella avec mon fils, je suis toujours membre du Conseil. Je sais que je joue un jeu dangereux. Mais le règne du Conseil doit tirer à sa fin.


Capacités / Armes

Live No More > Permet à Indys d'absorber l'énergie vitale d'un individu ou un groupe d'individus dans une zone donnée. Plus elle étend son pouvoir, plus elle risque d'en subir des séquelles. Elle peut conentrer cette capacité sur des gens spécifiques ou simplement absorber la vie des gens autour d'elle en général. Cette capacité a le désavantage de la fatiguer assez rapidement si elle l'utilise de façon trop poussée, au point où elle pourrait en tomber dans un coma ou pire, en mourir.

Dead Men Do Tell Tales > L'ange a la capacité d'entendre les voix des esprits tourmentés n'ayant pas trouvé le repos. Elle peut les voir, également. Elle s'efforce souvent d'ignorer ce qu'elle voit et entend, cependant, car il arrive que ces esprits ne la laissent plus tranquille une fois qu'ils savent qu'elle peut les voir et les entendre.

The Dead Will Rise > Indys arrive à contrôler les cadavres des morts en leur insufflant une part de sa propre énergie vitale. Selon la quantité d'énergie qu'elle leur offre, ils peuvent reprendre vie pour une durée variant entre 15 minutes et une heure, ce qui est très peu de temps sur le champ de bataille. Ce n'est pas un pouvoir qu'elle utilise souvent, mais lorsqu'elle le fait, il peut très vite devenir dangereux envers elle-même, pouvant causer sa mort si elle ne fait pas attention.

Sword of a Thousand Suns Également épéiste douée, Indys porte sur elle une épée à la lame dorée, à la garde incrustée de joyaux brillants. Cadeau de sa famille angélique, cette arme reflète la pureté de son coeur, malgré les pouvoirs obscurs dont elle est dotée. L'épée est constamment entourée d'un léger halo doré.



Joueur

PSEUDO / PRÉNOM ∆ SojaOkita ♥
AGE ∆ Toujours 19 balais

EXPÉRIENCE EN RPG ∆ Allez voir la fiche de Rayden /PAN

COMMENT TU NOUS A TROUVER ∆ Parto avec mon fofo, Steyria owo
AS-TU DES CHOSES A SIGNALER ∆ Nope!

CODE DU RÈGLEMENT ∆ Code Ok


© World of Vasterya


Dernière édition par Indys Alatariel le Mar 25 Juil - 6:55, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: If destiny calls, then I shall answer || Indys   Sam 22 Juil - 15:25

Re-bienvenuuuuue 158
Zelda, très bon choix :3

Bon courage pour ta fiche, et si jamais tu as besoin de moi, tu sais où me trouver Keurkeur

_________________


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MessageSujet: Re: If destiny calls, then I shall answer || Indys   Dim 23 Juil - 2:38

Merci choue ♥

Normalement je devrais finir ma fiche ce soir ♥
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MessageSujet: Re: If destiny calls, then I shall answer || Indys   Mar 25 Juil - 6:57

Petit DP ♥

Juste pour dire que j'ai terminé ma fiche ♥ :D
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MessageSujet: Re: If destiny calls, then I shall answer || Indys   Mar 25 Juil - 8:28

Juste avant... Quelle TRISTESSE cette histoire ! Dès le départ avec ces deux parents, omg.
Belle plume en tout cas  wu  Keurkeur


Validation de la fiche !
Analyse de la fiche





Et coucou !  LoooveU2  

Après analyse et lecture de ta fiche, j'annonce que celle-ci est validée ! Bravo pour ta validation !  Keurkeur
Mais avant que ton aventure dans Vasterya commence, tu as encore quelques petites choses à faire. Rassures-toi, ce n'est pas bien méchant  wu

► Remplir les champs du profil & la fiche de personnage (Obligatoire)
► Recenser ton avatar → www. (Obligatoire)
► Faire ta fiche technique → www. (Obligatoire)
► Créer ton journal de bord → www. (Ce n'est pas obligatoire)

Une fois tout ça fait, tu peux donc :

► Créer ta demande de RP → www.
► Créer ta demande de relations → www.
► Signaler une absence → www.
► Aller flooder → www.

Bon jeu sur World of Vasterya !
Si tu as la moindre question, le staff est là.  Superman

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